C’est le jeudi 5 juillet que Strasbourg a adopté la plateforme Observatoire Airbnb avec pour objectif de contrôler plus attentivement les locations saisonnières dans la capitale alsacienne. Comme Paris, Amsterdam ou encore Barcelone, Strasbourg souhaite aujourd’hui lutter contre les abus de la location.

Depuis quelques années, des sites comme Airbnb, Booking ou encore Le Bon Coin permettent de louer ou de faire louer son logement pour de courtes périodes. Dans l’Eurométropole, comme dans d’autres villes, le souhait est de transformer ce tourisme de masse en tourisme durable. C’est pour cette raison que depuis deux ans, la ville a modifié les règles en vigueur. 

Airbnb à Strasbourg
Crédit photo : Observatoire Airbnb

Dans le cas des meublés touristiques par exemple, si le propriétaire décide de louer un logement plus de 120 jours par an, son activité sera alors commerciale. Cependant, le combat ne s’arrête pas là. La ville se tourne aujourd’hui vers Matthieu Rouveyre et son outil de contrôle, appelé Observatoire Airbnb. Cet instrument de mesure va permettre à la municipalité d’encadrer les locations dites saisonnières pour éviter les abus des propriétaires. L’autre risque est également de voir naître une industrialisation du marché de la location de courte durée, surtout que d’après l’Observatoire Airbnb, le site propose 4704 offres à Strasbourg. Une réelle concurrence au secteur hôtelier.

Paul Meyer, l’adjoint en charge du tourisme à Strasbourg, va notamment travailler avec des hôtes Airbnb et la plateforme Observatoire Airbnb pour mettre en place une charte de bonnes pratiques. Cependant, il semble que la ville n’embauchera qu’une seule personne pour contrôler le respect de la réglementation, ce qui risque d’être compliqué. Surtout quand on sait qu’en 2017, 21,5 millions de touristes venaient visiter l’Alsace.

Affaire à suivre ! 

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