Comme chaque année, le premier jour de l’été annonce une des plus grandes souilles de Strasbourg. Du début d’après-midi jusqu’à minuit, pas d’excuse pour le bruit en ville, la musique investie tous les coins de rue du centre-ville, avec parfois des groupes qui jouent les uns sur les autres dans un brouhaha général.

La fête de la musique, chevauchant la qualification de l’équipe de France de football en 8e de finale de la coupe du monde, a encore rencontré un franc succès. Et pour une fois, pas une goutte de pluie ! Le seul liquide tombé du ciel cette année, c’était la bière (parfois avec du picon, ça colle mieux) des verres renversés énergétiquement sur ses voisins de dancefloor.

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Les places de la ville et les ruelles se transforment en scènes musicales

La fête de la musique, c’est réellement l’occasion de (dé)couvrir en une soirée le large spectre de nos talents locaux. L’équilibre est toujours assez bien trouvé entre musique électronique et instrumentale. Il y en a pour tous les goûts ou presque, du gratteux solitaire reprenant Neil Young à la techno saccadée du parvis du TNS en passant par les  « bassheads » de la place Saint-Etienne ou la Cathédrale, la scène des musiques urbaines à Malraux, les métalleux, la musique du monde, ou encore la traditionnelle grande scène place Kleber… Bref, on pouvait vibrer aux notes d’une belle voix ou d’un solo de saxo tout comme pogoter violemment sur un gros drop de dubstep galvanisant.

On n’a jamais le temps d’aller écouter tout ce qui nous intéresse (même en ayant préparé méthodiquement son programme de la soirée), mais on n’est jamais vraiment frustré pour autant, presque comme en festival !

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Cette année, quelques nouveautés tout de même, malgré une soirée de festivités somme-toute assez classique. A noter entre autres, le Campus des Alternatives devant le parvis de la faculté de droit, la Manufakture, ou encore le lancement de la plateforme de crowdfunding Omar. Sinon, comme d’habitude dès 19-20h les ruelles de l’hypercentre se remplissent de monde de bout en bout. Mention spéciale à la rue des frères, le carrefour de l’enfer au niveau du Flams’. Le 21 juin, ou la seule journée où il y a plus de monde dans les rues de Strasbourg que pendant la période du Marché de Noël.

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Comme d’habitude, couvre-feu officiel à minuit. A partir de là, les flux et les agglutinements de gens s’éclatent et s’éparpillent de manière chaotique vers les transports (les derniers trams sont particulièrement agités) ou les lieux d’afters… qui s’improvisent parfois sur place dans la rue.

Pour vous faire revivre la soirée d’hier, que certains d’entre vous ont très certainement oubliée à cause des prix sur les bières, on a pris quelques photos. Ça peut servir de flash mémoriel pour quelques-uns…

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