Roselyne et Roland se sont lancés dans l’aventure il y a quelques mois, en se perdant dans les rues strasbourgeoises, boussole et appareil photo à la main.

Aller à la rencontre de ces « gens de la rue », ces Sans Domiciles pour écouter leurs histoires, et les raconter par la photographie, c’est ce qui anime ces deux amis.

Des portraits en noir et blanc de visages et de mains, usés par la vie. Des bouts de chairs griffées, malades, tatouées, qui parlent d’eux-mêmes. Une vie au jour le jour, passant de chef d’entreprise ; cuisinier ; légionnaire ou encore étudiants, à SDF.
Ils nous rappellent que tout peut basculer du jour au lendemain. Alors on se sent proche de ces personnes, non plus indifférent mais soucieux. Des photos qui sèment derrière elles, une nouvelle sensibilité.

Les portraits sont remis en main propre. Un geste qui touche le cœur de ces gens que l’on a pour habitude de survoler du regard.
Les photographes se mettent à hauteur d’homme, d’égale à égal. Une approche simple, avec cette même question qui fait passer des rires aux pleurs, des espoirs aux regrets, des rêves à la dure réalité ; ‘’Si vous aviez un vœu, lequel serait-il ?’’. Et d’un coup, les gens lâchent tout, se dévoilent dans une explosion d’émotions. . ‘’Après chaque rencontre, on se sent grandi, un enrichissement personnel, c’est du vrai, du concret.’’ Décrivent les deux amis.
Pas de voyeurisme, pas de zoom. L’un converse, l’autre photographie. Au fur et à mesure, de vrais liens se créent et les mots ne sont plus prisonniers.

Les Gens de la rue_2015_Ro&Ro_20

‘’Ce sont des personnes qui ne demandent pas d’argent en échange, car le plus important pour eux, est l’intérêt qu’on leur porte.’’

Roselyne et Roland ont fait de récentes expositions, aux retours très positifs – beaucoup ont changé leurs visions portées à l’égard de ces gens de la rue. Plus de considération, moins d’indifférence et de jugements.
Vous pourrez rencontrer ce chaleureux duo qui compte bien renouveler leurs expositions, bientôt on l’espère.

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